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Les bienfaits du Reiki

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bienfaits du reiki

Une pièce calme, une table de massage, une praticienne qui pose les mains à quelques centimètres du corps, sans le toucher vraiment. La séance dure une heure, on ne parle presque pas, et l’on ressort souvent avec une sensation de détente profonde. Les bienfaits du reiki font l’objet de nombreux témoignages enthousiastes — et d’une littérature commerciale qui promet parfois beaucoup trop. Voici ce qu’est réellement cette pratique, ce qu’elle propose, et ce qu’elle ne peut absolument pas prétendre faire.

bienfaits du reiki
Le reiki se pratique en position allongée, habillée, dans un cadre silencieux.

Le reiki, d’où cela vient-il ?

Le reiki a été fondé au Japon par Mikao Usui (1865-1926). Selon le récit transmis par ses disciples, c’est en 1922, au terme d’une retraite de vingt et un jours de jeûne et de méditation sur le mont Kurama, au nord de Kyoto, qu’il aurait reçu la révélation de la méthode. La même année, il s’installe à Tokyo et fonde l’association Usui Reiki Ryoho Gakkai. Il meurt en 1926, après avoir formé un nombre important d’élèves. La pratique gagnera ensuite l’Occident, notamment via Hawaï, dans la seconde moitié du XXe siècle.

Le terme lui-même se compose de rei, souvent traduit par « universel » ou « spirituel », et de ki, l’énergie vitale dans la pensée japonaise, cousine du qi chinois et du prana indien. Il faut le souligner nettement : l’existence de cette énergie vitale n’a jamais été mise en évidence. C’est un concept culturel et philosophique, pas une entité mesurable.

Les bienfaits du reiki : ce qui est rapporté, ce qui est prouvé

La distinction est cruciale, et trop rarement faite. Ce que rapportent les personnes qui suivent des séances, ce sont des impressions : détente, relâchement, sentiment d’apaisement, parfois émotion qui remonte. Ces vécus sont réels et n’ont pas à être moqués. Mais ils ne démontrent pas l’existence d’un effet propre à la méthode : un moment de calme, une heure d’attention bienveillante et une position allongée produisent déjà, à eux seuls, une détente notable.

Sur le plan scientifique, aucune efficacité thérapeutique du reiki n’a été démontrée. Les autorités sanitaires et les instances scientifiques qui se sont penchées sur le sujet concluent à l’absence de preuve d’un effet spécifique au-delà de l’effet placebo. Le reiki ne soigne aucune maladie, ne remplace aucun traitement, et ne doit jamais conduire à retarder une consultation médicale. C’est le point le plus important de cet article.

Ce qu’on entend parfoisLe statut réel de l’affirmation
« Le reiki soigne les douleurs chroniques »Non démontré. Aucun effet thérapeutique prouvé.
« Le reiki rééquilibre les énergies »Croyance interne à la pratique, non mesurable.
« Le reiki peut remplacer un traitement »Faux et dangereux. Jamais.
« Les gens s’y sentent détendus »Largement rapporté, cohérent avec le cadre de la séance.
« Le reiki peut accompagner un suivi médical »Éventuellement, en complément et jamais en substitution.
Le reiki relève du bien-être et de la relaxation, en aucun cas du soin médical.

Comment se déroule une séance

La séance dure généralement entre quarante-cinq minutes et une heure. Vous restez habillée, allongée sur une table. La praticienne pose ou approche les mains de différentes zones du corps, en suivant un enchaînement établi. Certaines écoles s’appuient sur la cartographie des centres énergétiques hérités de la tradition indienne, d’autres suivent un protocole propre au reiki japonais. Le silence est la règle, la musique douce fréquente.

  • Un court échange initial sur votre état général et vos attentes.
  • L’installation, allongée et couverte, dans une pièce calme.
  • L’imposition des mains, zone par zone, sans manipulation ni pression.
  • Un temps de retour progressif, puis un échange sur ce qui a été ressenti.
  • Aucun acte médical, aucun diagnostic, aucune prescription : c’est la limite absolue.

Choisir un praticien sans se faire piéger

La profession n’est pas réglementée en France : n’importe qui peut s’installer après une formation de quelques jours. Quelques signaux doivent vous faire fuir immédiatement. Un praticien qui pose un diagnostic, qui vous conseille d’arrêter ou de réduire un traitement, qui affirme guérir une pathologie, qui exige un grand nombre de séances payées d’avance ou qui installe une relation d’emprise n’est pas dans son rôle. Ces dérives sont surveillées par les autorités compétentes en matière de dérives sectaires, et il ne faut pas hésiter à s’en éloigner.

Une pratique de détente parmi d’autres

Si ce que vous cherchez est un moment de relâchement, sachez que le reiki n’est pas la seule option, ni la moins chère. Une marche lente en forêt ne coûte rien et fait le plus grand bien. Des exercices de respiration, ou une pratique de relaxation autoguidée, permettent de retrouver du calme sans dépendre d’un tiers. Il n’y a aucune hiérarchie morale entre ces choix : simplement, il vaut la peine de savoir ce que l’on paie et pourquoi.

Le reiki peut offrir une parenthèse silencieuse dans un quotidien saturé, et beaucoup de personnes y trouvent un vrai réconfort. C’est déjà quelque chose. Mais ce réconfort doit être nommé pour ce qu’il est — un moment de bien-être — et non travesti en promesse de guérison. En cas de problème de santé, la première porte à pousser reste celle du médecin.

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